Yoga soir insomnie routine : guide pour mieux dormir

décembre 27, 2025

Agathe

Résumé en bref

Le yoga du soir offre une solution naturelle pour combattre l’insomnie et retrouver un sommeil réparateur.

  • Une pratique douce et progressive : commencer par 10 minutes de postures restauratives avant le coucher, en privilégiant la posture de l’enfant et les jambes au mur pour apaiser le système nerveux
  • Les erreurs à éviter : ne pas pratiquer de flexions arrière stimulantes le soir, créer un espace dédié plutôt que pratiquer dans son lit, et respecter un délai d’une heure après le dîner
  • L’importance de la respiration : privilégier une expiration deux fois plus longue que l’inspiration pour activer le système parasympathique et faciliter le relâchement musculaire profond
  • La régularité prime : mieux vaut 5 minutes quotidiennes qu’une longue séance hebdomadaire, le corps ayant besoin de temps et de constance pour assimiler les bienfaits

Le yoga du soir pour lutter contre l’insomnie représente une solution naturelle et accessible pour retrouver des nuits réparatrices. Je pratique depuis plus de 12 ans et j’ai découvert cette approche lors d’une période où je me réveillais systématiquement vers 3 heures du matin, incapable de me rendormir.

Pendant des mois, j’ai tourné en rond dans mon lit, frustée et épuisée. J’avais tout essayé : les tisanes, les podcasts de méditation, même compter les moutons. Rien n’y faisait. Mon cerveau tournait en boucle, rejouant les conversations de la journée ou anticipant celles du lendemain. C’est une amie naturopathe qui m’a suggéré d’essayer une routine de yoga spécifique le soir, juste avant le coucher.

Pourquoi j’ai commencé cette routine nocturne

Mon parcours avec l’insomnie a démarré vers 35 ans, dans une phase où je cumulais fatigue chronique et stress professionnel. Je me couchais épuisée mais impossible de trouver le sommeil. Ou alors je m’endormais d’un coup, pour me réveiller quelques heures plus tard, les yeux grands ouverts dans le noir.

J’avais déjà une pratique de yoga régulière, mais plutôt dynamique, le matin. Je n’avais jamais pensé à adapter ma pratique pour préparer mon corps au repos. Quand ma naturopathe m’a parlé du yoga restauratif et du Yin yoga, j’étais sceptique. Comment des postures douces pouvaient-elles m’aider alors que j’avais besoin de m’épuiser physiquement pour dormir ?

Mais j’ai tenté l’expérience. Au départ, juste 10 minutes avant de me coucher, dans ma chambre, en pyjama. Rien de spectaculaire. Quelques étirements, une respiration consciente, et surtout l’intention de ralentir. Les premières nuits, rien n’a changé. Puis progressivement, j’ai remarqué que mon mental s’apaisait plus vite. Mes pensées cessaient de tourbillonner dès que je posais la tête sur l’oreiller.

Ce que j’ai découvert en expérimentant différentes approches

Mes erreurs de débutante

Ma première grosse bêtise ? Faire des flexions arrière le soir. J’adorais la posture du chameau et je l’intégrais systématiquement dans ma routine. Résultat : je me sentais réveillée, presque énergisée, à l’opposé de ce que je recherchais. J’ai mis plusieurs semaines à comprendre que certaines postures stimulent le système nerveux alors que d’autres l’apaisent.

J’ai aussi commis l’erreur de pratiquer directement dans mon lit. Mauvaise idée. Mon cerveau associait désormais le lit à l’activité physique plutôt qu’au sommeil. Il m’a fallu créer un petit espace dédié dans ma chambre, avec mon tapis et quelques coussins, pour que la transition vers le lit devienne vraiment efficace.

Le déclic qui a tout changé

Le véritable tournant est arrivé un soir de novembre, après une journée particulièrement éprouvante. J’étais tellement tendue que j’ai décidé d’essayer une séance de yoga Nidra que j’avais mise de côté. Allongée en Savasana, guidée par une voix douce, j’ai examiné mentalement chaque partie de mon corps.

Pour la première fois depuis des mois, j’ai senti mes épaules se détacher vraiment du sol. Ma mâchoire s’est relâchée, mes poings se sont ouverts. J’ai réalisé à quel point je portais des tensions physiques dont je n’avais même plus conscience. Cette séance de 20 minutes m’a plongée dans un état de semi-éveil tellement profond que j’ai ensuite dormi d’une traite jusqu’au matin.

J’ai compris ce soir-là que le secret ne résidait pas dans l’intensité, mais dans la capacité à créer un pont entre l’activité du jour et le repos de la nuit. Les bienfaits du yoga sur le stress deviennent évidents quand on permet à son système nerveux de basculer du mode action au mode repos.

Ma routine actuelle : simple et efficace

Aujourd’hui, ma routine ressemble à ça. Je commence vers 21h30, dans une tenue confortable, téléphone éteint. Je pose une couverture sur mon tapis pour plus de douceur et j’allume une petite bougie. L’ambiance compte beaucoup pour moi.

Voici les postures que j’enchaîne, toujours dans le même ordre :

  1. La posture de l’enfant (Balasana) pendant 3 à 4 minutes pour déposer ma journée
  2. Le ventre en torsion de chaque côté pour libérer les tensions dans le dos
  3. La déesse du sommeil avec les pieds joints, genoux écartés, 5 bonnes minutes
  4. Les jambes au mur pour inverser la circulation pendant 7 à 8 minutes
  5. Savasana final avec une respiration rallongée sur l’expiration

Chaque posture dure au moins 5 minutes. Je ne me presse jamais. Le corps a besoin de temps pour comprendre qu’il peut lâcher prise. Pendant ces 25 à 30 minutes, je respire uniquement par le nez, lentement, profondément. J’essaie de rendre mon expiration deux fois plus longue que mon inspiration, ce qui active naturellement le système nerveux parasympathique.

Je me suis aussi créée une petite check-list mentale pour choisir le meilleur moment pour ma pratique : ni trop tôt après le dîner, ni trop tard. Une heure avant le coucher me convient parfaitement.

Type de yoga Durée recommandée Idéal pour
Yoga Nidra 15-20 minutes Calmer le mental agité
Yin Yoga 20-30 minutes Relâcher les tensions profondes
Yoga restauratif 30-45 minutes Récupération complète

Ce que je conseille si tu veux commencer

Ne te mets pas la pression. Commence par une seule posture, celle qui te parle le plus. La posture de l’enfant reste ma préférée les soirs où je suis vraiment épuisée. Elle ne demande aucun effort, juste de se poser et de respirer.

Oublie l’idée qu’il faut être souple ou expérimentée. J’ai animé des ateliers où des personnes de 60 ans découvraient le yoga pour la première fois. Avec un coussin sous les genoux, une couverture sous la tête, tout devient accessible. Le confort prime toujours sur la performance.

Si tu te réveilles en pleine nuit, ne reste pas au lit à ruminer. Lève-toi, va dans une autre pièce, pratique une ou deux postures douces. Même 10 minutes suffisent pour calmer le système nerveux et recréer les conditions de l’endormissement. J’ai longtemps cru qu’il fallait rester couché, mais c’est contre-productif. Le lit doit rester associé au sommeil, pas à l’insomnie.

Côté matériel, n’investis rien au début. Un tapis, des coussins du canapé, une ou deux couvertures. J’utilise même une ceinture de peignoir en guise de sangle. L’essentiel réside dans la régularité, pas dans l’équipement. Pratique chaque soir, même 5 minutes, plutôt qu’une heure une fois par semaine.

Disclaimer : Cet article est basé sur mon expérience personnelle et ne remplace pas un avis médical professionnel. Si tes troubles du sommeil persistent, consulte un spécialiste de la santé.

Émilie https://anandayogapourtous.fr/

Émilie

Coach en yoga & nutrition holistique

Rédactrice pour anandayogapourtous.fr

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